Un très cher grand frère vient de partager un texte sur linkedin que nous avons jugé utile d’immortaliser ici sur ce blog qui traite de marketing et de communication. Vouloir vite réponde aux communications. Nous sommes dans un monde où on nous dit que nous devons être les premiers, être proactif, vite répondre. Il y a même sur des réseaux sociaux ou ailleurs des métriques sur la capacité à vite répondre. La communication est un métier et les parachutistes le paient très bien. En commentaire, que pensez vous de la réflexion de monsieur Rodrigue MBOUMBA BISSAWOU ?
Dans les métiers, des relations publics et de la communication stratégique, nous parlons souvent de proposition de valeur (la bonne recommandation, le bon positionnement, le bon message). Il y a cependant un point d’attention qui est souvent sous-estimée. C’est que la qualité d’une proposition dépend d’abord de la qualité de l’écoute.
Le piège de la solution immédiate en communication
Trop souvent, lorsqu’un client ou un manager expose un problème de communication, la tentation de formuler des solutions est quasi-immédiate. « Nous manquons de visibilité. » « Notre image de marque est faible. » « Nos messages ne performent pas. » Pourtant, les problèmes de communication d’une entreprise sont rarement isolés. Ils sont souvent le reflet d’enjeux plus profonds et interdépendants : culture managériale, expérience collaborateur, leadership, organisation interne, expérience client, dynamique commerciale ou encore gouvernance.
La posture du communicant : l’art du questionnement
Un bon communicant ne se contente donc pas d’entendre un problème.
- ✅ Il écoute activement.
- ✅ Il reformule les difficultés exprimées.
- ✅ Il pose les questions parfois inconfortables.
- ✅ Il cherche à comprendre les enjeux avant de construire une réponse.
𝐏𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐧𝐞𝐳 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐛𝐥𝐞̀𝐦𝐞, 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐫𝐚 𝐩𝐞𝐫𝐭𝐢𝐧𝐞𝐧𝐭𝐞, 𝐜𝐫𝐞́𝐝𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞́𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐫𝐞́𝐞𝐥𝐬. Et parfois, la meilleure stratégie ne consiste pas seulement à résoudre le problème exprimé, mais à aller au-delà. Non seulement, il faut identifier ce qui le provoque réellement, mais il faut également anticiper sur les incidences de la stratégie qui sera déployée.
Dans le monde du business et du branding, l’arrogance intellectuelle coûte cher. Elle pousse à croire que l’on sait déjà. 𝐀̀ 𝐥’𝐢𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞, 𝐥’𝐞́𝐜𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐨𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́𝐬, 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐦𝐞́𝐥𝐢𝐨𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐢𝐝𝐞́𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐪𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐦𝐦𝐚𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬. Parce qu’en communication, la différence entre une solution moyenne et une stratégie impactante réside souvent dans une compétence simple, mais de plus en plus rare : 𝐥’𝐚𝐫𝐭 𝐝’𝐞́𝐜𝐨𝐮𝐭𝐞𝐫 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐝𝐫𝐞.
Ce que je pourrais dire en plus
En dernière analyse, la valeur d’un communicant stratégique ne se mesure pas à la rapidité de ses réponses, mais à la pertinence de ses questions. Faire de l’écoute active le pivot de la relation client transforme la communication d’un simple outil d’exécution en un levier de transformation business indispensable. Pour concevoir des stratégies qui marquent durablement, nous devons réapprendre à faire silence : c’est dans ce silence que s’entendent les meilleures solutions.
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